Ce qui m’amène à ce sujet…c’est qu’aujourd’hui dimanche 28 mai 2017 c’est le jour de commémoration de l’Ascension de Jésus. Après son cheminement de la Passion, la mort sur la Croix, la descente aux Enfers, la Résurrection, la Pâques….40 jours plus tard, il s’élève au Ciel. Après toutes ces souffrances, il était normal que son Père l’aspire vers les Cieux et le récompense.

Comme on vient de le voir, qui dit Ascension laisse entendre que tu es en bas, au pied de quelque chose où encore dans une mauvaise passe psychologique et que tu veux remonter, sortir du trou, te libérer, t’accomplir.

Comme vous le savez je viens d’Almaville-en-Bas, premier petit village du côté sud de la rivière juste en haut des chutes de Shawinigan. C’est drôle à dire, mais ce petit espace géographique a grandi tellement vite que quelques années après la fondation de la mission en 1910 …..le village a débordé vers le haut….ce fut un premier exemple d’ascension. En haut allait devenir Shawinigan Sud avec 3 autres paroisses : Ste Jeanne d’Arc 1923, St-Sauveur 1948 et St André 1952.

Pour notre famille installée à Almaville-en-Bas en 1940, l’année de ma naissance. L’ascention familiale vers le Haut se fit en 1954 lorsque mon frère Marcel acheta conjointement avec mon père Aurèle un duplex sur la 113e Rue, à Almaville-en-haut. D’un petit et exigü loyer 5 1/2, nous passions à un plus grand 5 1/2 avec une salle de bain, une cour arrière et un sous-sol …. plutôt une cave…plancher en ciment s.v.p. et un système de chauffage.

Mais revenons à moi, souvent mais pas tout le temps, je vais à la messe dominicale à Notre-Dame-de-la-Présentation, le nom de la première paroisse de Shawinigan Sud érigée canoniquement en 1914. Là où je fus baptisé, confirmé. Ce matin étant le dimanche de l’Ascension j’ai voulu faire l’expérience physique d’une ascension « ordinaire ». J’ai donc décidé de laisser mon véhicule en haut de la côte, de descendre à pied, pour à la fin de la cérémonie procèder à mon ascension vers Almaville-en-Haut.

Faut dire que la descente se fait très facilement en deux façons possible …une plus difficile en descendant par la côte, car les pieds forcent ton devant de soulier presque assez pour le percer tant la pente est abrupte…on parle d’une pente de 19% selon la voirie; l’autre est vraiment plus confortable….tu déposes ton poids sur la marche plus basse, et allègrement tu touches le plancher de la 108e rue….maintenant rue Francoeur?.

La difficulté s’est présentée après la messe lorsque j’entrepris d’escalader l’escalier de 100 marches qui t’élève lourdement jusqu’au 3/4 de la côte. Rendu à la marche de mon âge, marche 76…y’avait comme par hasard un petit palier  « repos » où j’ai pesé deux élèments : mon poids d’environ 185 livres…que je soulevais de 8 à 10 pouces pour chaque marche, et en second lieu, le poids de mes années qui se mesurait presque en nombre de jours plutôt qu’en années….365 x 76 + 19 = 28,519 jours.

Ça fait que j’étais bien content de prendre mon souffle. Mon ascension fut lente et pénible….mais j’y suis parvenu…en haut de la côte…. Bravo André!

Merci à vous tous…..d’applaudir et de m’encourager….et d’une façon discrète de me dire de me mettre en forme pour….devenir plus mince et avoir plus de muscles à mon service de performances.

Concrètement j’ai mesuré c’est quoi une ascension…  « ordinaire ». Incomparable avec l’aspiration divine de Dieu qui élevait son Fils Jésus au Ciel devant les disciples réunis.

C’est une toute autre dimension sur laquelle je reviendrai une autre fois….

pour ne pas dire une autre FOI.

A J Bordeleau, 28 mai 2017.