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Dernièrement j’ai rencontré un ami, je dirais plutôt une connaissance. Il est médecin. Me parle d’un vieux monsieur qui est son patient.

J’ai connu ce vieux monsieur. Un monument. Un homme droit. Sévère. Il a fait carrière dans l’enseignement. Un philosophe. Devenu, à la retraite, un passionné d’histoire. En fait, je crois qu’il l’a toujours été.

Il avait une telle passion pour les livres. Je me souviens d’avoir visité son capharnaüm  Wow ! Pour échanger ses livres et sa connaissance, il a eu longtemps un espace au marché aux puces dans la ville. Et, il les connaissait ses livres.

Aujourd’hui, de le voir dans son petit appartement, se déplaçant avec difficulté, seul ou presque. J’ai eu un pincement.

Mais, il est encore allumé. Il lit, il réfléchit. Il écrit. Son sujet portait sur le philosophe français Jacques Maritain. Une analyse, une critique, je ne le sais trop. Dans la courte visite que je lui ai rendue. Je n’ai pas eu le temps d’approfondir.

Mais, il est là. Présent et toujours en état de vouloir partager et échanger sur des sujets profonds.

C’est un plaisir que de côtoyer  ces personnes qui ont eu un parcours intellectuel qui impressionne.

C’est la dernière. Selon les météorologues ! 

Dans ma véranda, fermée pour l’hiver, les petites fleurs animées au solaire….s’agitent mollement, car la grisaille de la neige, atténue les rayons qui les font danser par beau temps. Le vent agite les grandes branches sans feuilles. Quelques corneilles voient leurs vols perturbées par les rafales. Et comme de raisons, elles sont encore sourdes, car elles ne cessent de crier: En ! En! En !

Enfin, devant la fenêtre du « Diary Queen », nouvellement ouvert. Personne ne fait la queue pour un premier cornet.

Belle occasion pour un retraité… qui n’est pas parmi les « snow birrs » de rester bien au chaud dans sa chaumière pour profiter d’une bonne lecture avec un fond musical adapté. En face d’une fenêtre qui donne sur la cour où la nature s’amuse encore à ajouter une autre garniture blanche à cet hiver qui n’en finit plus.

 

Tout ça, au lieu de chialer et de piailler comme des vieux malcommodes !

J’ai tout de même une bonne pensée pour ceux, qui sur le marché du travail, doivent faire face à ce recul de Dame Nature.

Ma réflexion d’hier. Alors que je me trouvais à la station d’essence à 1,38 le litre et que pendant que la gachette coulait de l’or noir raffiné, je regardais autour. Sur le coin de la rue, une grande remorque est remplie de boeufs qui j’imagine s’en vont bêtement à l’abattoir. Entassés sur deux planchers, ils reniflent l’air du coin avec leur museaux cachés derrière le grillage de leur cage.

Sensiblerie. Je pense à la santé. Des protéines. De la viande rouge. Mais pas trop. Je me contente présentement d’un bon steak, une fois par semaine. C’est ma fille qui, elle, ne mange pas de viande, qui graduellement m’oriente vers une diminution de cette consommation.

Je pense également à la surconsommation de partout et de tout. Dans mes pensées, je rejoins les lectures de Jean Giono….Les grandes richesses. Dans ce roman du terroir français les familles tuaient à l’occasion et au besoin une bête pour la consommation. Le rituel était sacré et le respect de cette démarche favorisait une communication avec tous les éléments de la vie. Tandis qu’aujourd’hui, c’est industriel, mécanique et sans âme.

7 milliards d’êtres humains… ça besoin de viande !

 

Du bleu du ciel
Le  jaune soleil
en éveil.
Charge le blanc
dans les flancs
en riant.
Dans l’oeil de mon ami
J’ai vu aujourd’hui
du golf fleuri.
Allez printemps
Cherche le beau temps
Que l’on attend !

J’aime écrire à l’occasion. Pour rêver. Pour partager. Pour faire réfléchir. Pour changer des choses.

Ce sera une invitation pour prendre une pause et changer des choses dans votre vie.

alabordaj