Plaisirs sous la pluie.

C’est l’automne mais il fait doux…même que les gens de la météo annoncent autour de 15 degrés C pour vendredi 1 novembre 2013. Wow !

Le jeudi soir, dans la descente du thermomètre, nous sommes allés ( Suzanne, moi, Maryse et Yvon ) déguster un bon burger chez Albert et Walter à St-Marc (rue Trudel à Shawinigan. Femmes sous parapluie et hommes sous la pluie…c’est dire qu’il suintait au lieu de pleuvoir….ce n’était même pas une bénédiction en goupillon ! Dieu est bon.

En soirée, comme d’habitude, je suis allé faire le tour du parc avec Maggie. Maggie sous la pluie, moi sous le parapluie. Pluie tranquille sans bousculade. Maggie aime l’eau, donc elle était heureuse de sentir la pluie pénétrer lentement sa toison blanche. De temps à autres elle se secouait du nez à la queue….comme un B.B.Q. ( En fait l’expression vient du fait que anciennement on faisait cuire les chèvres de la barbe à la queue…. Pauvres bêtes…mais quel délice pour les convives !

Durant la nuit… vers les 4 heures…le vent se jette contre les fenêtres, fait siffler la clôture du voisin et me  réveille pour m’annoncer que les gens de la météo étaient fiables.

Comme d’habitude, vers 7 heures le matin….doucement Maggie entre dans la chambre et vient s’étirer au pied du lit de mon côté….sans insister elle explore, écoute et attend. Elle est bien gentille, n’est-ce pas ! Et, là, c’est le rituel quotidien pour préparer la sortie matinale autour du parc. Le parapluie en bouclier, Maggie en laisse, le petit sac de collecte fécale, les arrêts fréquents pour que Maggie retrace les cartes d’affaires de la gent canine qui a passé sur son territoire. Reniflements des senteurs, évaluation des parfums, confirmation d’un déversement écologique et un petit dépôt pour confirmer l’accréditation. Et, moi, je gère mon bouclier avec difficultés car des attaques d’Éol viennent de partout. Je suis fier de moi, je maîtrise bien la situation. Sous le gros arbre en face du 2835 Maggie a flairé le meilleur endroit pour un dépôt plus substantiel. Je surveille avec attention car à cette période de l’année…il fait encore noir le matin.  À l’occasion, c’est la chaleur du dépôt qui m’assure de la validité de la collecte de Mlle Maggie !

Et, à la suite, de ce dépôt, Maggie a un regain d’énergie….je dois la contenir avec la laisse. J’en profite un peu, car c’est elle qui me traîne à la maison.

En rentrant, une bonne serviette me permet de l’éponger un peu. Elle en rajoute en se tordant et se roulant dans cette sécheuse athlétique. Après, c’est la course dans la maison pour la ventilation et le séchage aérien. Et, lentement, Maggie se calme et redevient douce comme de la soie.

Mais, ce matin, mon plaisir fut de me rendre à environ deux kilomètres de la maison pour récupérer ma voiture en traitement saisonnier. Et, là, dans la tempête de vent et de pluie, ce fut le combat et les jeux d’adresse pour garder mon parapluie, éviter les obstacles : haies de cèdres, poteaux, flaques d’eau, automobiles, etc. Quel plaisir !

À deux mains, je luttais pour garder la maîtrise de mon bouclier protecteur. Avoir été négligent pour une seconde…et aussi, avoir été plus léger ! J’aurais été emporté par le vent et me serait balader comme « Marry Poppins. »

Un beau matin… c’est selon, comme vous semblez le penser.