Période de transition humanitaire….

C’est ainsi que je vois tout ce qui se passe dans ce début de 21e siècle. Une crise identitaire à l’échelle de la planète. Mais contrairement à la démocratie….elle s’impose d’elle-même. Cet après-midi (29 juin 2016) une émission reportage à la radio m’amène à visionner sur la télé le discours en direct de Barak Obama à la suite de la rencontre des trois « amigos » nord-américains : Barak, Justin et Pena.

La Grande-Bretagne vient de dire non à l’union européenne à la suite d’un référendum serré. Une autre attentat terroriste fait 41 morts à l’aéroport de Turquie. Le flot de migrants créé toujours des problèmes dans bien des pays. Le Canada s’ouvre au multi culturalisme. La planète est tourmentée par la pollution que génère les gaz à effets de serre, et les problèmes de réchauffement planétaire sèment l’inquiétude partout. La mondialisation, la surconsommation, l’austérité nous rendent dépendant des décisions d’une minorité qui gère maladroitement le monde.

Dans son discours le Président des États-Unis a parlé souvent de la « dignité humaine », du respect que collectivement toutes les puissances devraient accorder à réduire l’écart entre les riches et les pauvres. Plusieurs fois des applaudissements venaient interrompre ses paroles en acquiescements aux gestes à poser pour parvenir à rendre à l’humain son droit de bien vivre son court passage en ce bas monde.

La désillusion politique provoque un désintéressement des gestes posés par nos dirigeants qui chaque jour nous montrent le chaos dans lequel nous sombrons. Google et Facebook avec leurs algorithmes sont entrain de nous enlever notre vie privée et canaliser à notre insu notre inconscient collectif. Les élections supposément démocratiques ne sont que des stratégies de manipulations pour gagner le pouvoir.

Le populisme s’installe à travers les médias sociaux. Des jeunes se radicalisent pour changer les choses. Des millionnaires jouent au dictateur.

En référence à l’article paru dans Opinions du Nouvelliste mardi 28 juin 2016, je suis d’accord avec M. Carl Déry qui dit que les « référendums » sont les meilleurs moyens de donner la paroles aux citoyens pour faire changer les choses. Il ne faut pas avoir peur d’utiliser ce moyen car cette procédure va au-delà des « partis politiques » et rejoint l’universalité des citoyens visés par cette démarche.

C’est certain qu’il faut s’ouvrir à trouver des solutions à ce qui se passe sur la planète. Il faut être bien informé, en parlé, en discuté et voté lors d’un appel aux référendums. Je retiens cependant deux extraits de textes lus la semaine dernière :

« Le Brexit causera en Europe une onde de choc. C’est l’avantage d’un tremblement de terre politique : les certitudes bétonnées se fissurent. Ceux qui profitent du statu quo, évidemment, s’apeurent et se crispent. Mais c’est la démocratie qui gagne lorsque le peuple change et se délivre d’une illusion : que rien de peut changer ». Mathieu Bock-Côté. Journal de Montréal 25 juin 2016

« On a longtemps voulu nous faire croire que la mondialisation et l’établissement de larges espaces de libre-échange entraîneraient un déclin du sentiment national. On voit qu’il n’en n’est rien. Ce n’est pas se fermer que de vouloir protéger ce que vous êtes et d’être plus à l’aise avec ceux qui partagent les mêmes valeurs que vous». Joseph Facal. Journal de Montréal 25 juin 2016.

L’Histoire nous montre toutes sortes de transitions à travers le temps. Espérons que nous soyons assez intelligents pour ne pas recommencer à zéro.

André-Jean Bordeleau, Shawinigan.