Quotidien….joli!

Fini les glaçons

Neige et frissons

Tempêtes de saisons

Moins zéros à l’unisson

Mon pommetier est dégarni. Gros becs et jaseurs boréal sont passés déjeuner régulièrement.

Dans la cour, la neige se rétrécit comme peau de chagrin. Au sol les oiseaux se régalent de miettes de la nappe blanche hivernale.

Sur les branches sans bourgeons les oiseaux en paire se font la cour en gazouillant leurs premières notes printanières….genre dernières notes gelées du début d’hiver. Y’a comme…de la patience, de l’espérance, de l’amour dans ces chants jeunes et ensoleillés.

Et voilà que le petit balcon de service pour la buanderie au séchoir solaire est dégagé. Déploiement des draps, l’élongation des serviettes, l’étalage des couleurs qui se balancent à la brise ondulante d’avril en y absorbant le parfum « Hélium », qui élèvera ton odorat au diapason sublime lorsque tu baigneras ton nez dans ces nuages de linge qui rentrerons dans la maison après leurs suspensions acrobatiques sur cordes à linge renouvellées.

« Mets ton nez la dedans », me dit ma tendre moitié. Wow! Que j’ai dit, que j’ai ressenti, que j’ai absorbé, que j’ai bu, que j’ai dégusté, que j’ai savouré, etc. Et, les litanies en procession ne cessaient de se présenter dans mes narines jumelles qui répétaient….. sans cesse : « À deux c’est mieux! »

Vraiment le linge séché solaire printanier dégage un parfum unique….s’il se présentait en flacon ce serait mon eau de toilette préférée…. Je pense qu’avec une fragrance comme ça…je ne vieillirais jamais. En plus, imagine les accolades qui enivreraient tout l’agent féminine qui tournerait autour de moi comme des papillons. Un autre WOW!

Et c’est pour ça, qu’il n’y a qu’un printemps à chaque année…. Les autres saisons ne sont qu’une patience, une espérance, un désir de le voir se reproduire en avril…L’été l’assèche, l’automne le colore et l’hiver le gèle.

Vivement un autre printemps…. Amen!

ajb

Première frite printanière….

C’était soleil sur ma ville. Fin p.m. La motivation initiale : c’est bon pour le moral!

Tout de même pour ne pas me sentir trop coupable….je marche mon petit « Compostelle » et me rend presqu’à Finister ….le bout de la Terre….qui pour moi est le magnifique Belvédère au nord de la 5e Avenue. Vous savez la Place panoramique par excellence qui domine mon village natal d’Almaville en Bas, avec une vue sur la Magnifique rivière St-Maurice, un peu sinueuse, qui mollement nous amène vers les Rapides des Hêtres. Aussi, au-delà de cette rivière, par dessus l’Ile Melville un bijou de ville, celle de Shawinigan, sertie dans les vieilles Laurentides qui, à l’automne particulièrement, colorent l’horizon comme beaucoup de peintres ne sauraient le faire….Une Place où le touriste et particulièrement le résident attaché à ses racines fait….WOW!

Donc revenant de ce parcours mythique sur votre droite vous verrez deux petits pignons rouges symboles de l’été par chez-nous : Dairy Queen pour les produits laitiers glacés et son côté chaud Monsieur C’si Bon! Pour les gâteries calorifiques mais combien délicieuses!

Toujours est-il que je salive déjà depuis quelques centaines de mètres lorsque l’odeur des frites est captées par mes narines en mode éveil printanier.

Je sors ma monnaie et je commande :-« Une petite frite pour ici,svp ». -2,90 $. Ça sera pas long,me répond le préposé.

Là, je me retire un peu sur la droite pour attendre ma gâterie.Le temps que la friteuse prendra pour dorer mes doigts de patates et ensuite les glisser dans un petit sac brun fumant le parfum le plus délicieux du printemps. J’en profite pour déterminer l’endroit idéal pour déguster mon menu printanier pour qu’au soleil bien appuyer sur un mur déjà chauffer par le soleil…je puisse pêcher mes brindilles de pommes de terre en toute tranquilité.

J’entends la fenêtre du comptoir glisser et, comme j’étais seul…pas de numéro mais : « Une p’tite frite! » Avec dans l’intonation montante….d’une belle invitation.

Et là, il faut que j’en rajoute….Imaginez la recette…..petit arrosage de vinaigre avec un léger saupoudré de sel….Un peu d’agitation du sac…. Et suit le premier plaisir…des mains nues sans gants ni mitaines sur un sac chaud et le nez plongé dans les vapeurs incitatives des frites vinaigrées et salées. Un autre WOW!

Je traverse la rue et m’installe dos au mur de béton chauffé solaire et…sur une patte gauche et/ou droite commence la dégustation printanière. Ça saute dans ma bouche, mes papilles dansent, je salive ce mix de bonheur…et dans cet état princier où mon palais entier célèbre la fête…je salue les gens qui sourient en me voyant dans un tel état.

Et le temps que dure un sac de petites frites dégusté en solitaire me paraît un bel indice d’une éternité d’avril au soleil.

Et le dernier plaisir lorsque le sac est vide….c’est de se lécher les doigts eux aussi assaisonnés de vinaigre et de sel. Tout joyeux, je reprends mon chemin vers la maison…dans un état de grâce!

J’espère que je vous ai allumé le goût de faire vous aussi votre petit péché d’après Pâques.

C’est bon pour le moral!

AJB

J’ai le « hic! »

Un mal nécessaire….qui se répand vite, vite….

Qui, loin de créer panique

Nous endort comme musique

Genre amnésique

Comme allergique!

C’est la POLITIQUE!

Ça pique,

Ça m’irrite

J’régurgite!

Trafic

Illicite

En transit

Parasite

Pas d’éthique

Moins catholique

Conscience élastique

En faillite

Partis…exit

Élus….amnésiques

Structures en pyrrhotites

Fini citoyens apathiques

Avant visions apocalyptiques

Vivement peuple dynamique

Pour changements historiques

Et gouvernance république.

ajb

  • Je vous laisse le soin d’imaginer les images ou les photos que vous voulez pour illustrer ces lignes.

Actions printanières….

Coups de vent pour chasser l’hiver

Chants d’oiseaux pour éveiller les arbres

Soleils rieurs en matinées tièdes

Cascades ruisselantes en bordure de vallons

Émergence de verdure

Écureuil en mode exploration

Barricade de frontière campagnarde

Nappe de blancheur hivernale

Ruisseaux en effervescence

Toisons de chevaux bruns

Éclaircie pour poulailler

Étalement de printemps

En ville nids de poule

Flaques et lacs

Neige sale

Surplus de tempête

Frites en sacs

Terrasses discrètes

Crème en « glace »

Tignasses au vent

Bon printemps!

 

La Nature est comme une femme ou comme l’amour

Si on l’aime on oublie les erreurs… de l’autre jour

La dernière tempête, qui s’en souvient…

Lorsque dans la lumière un sourire revient…

Journée de la Femme….pour cheminer

Un parcours à mieux partager.

La grammaire en chagrin

Le féminin égale le masculin

Journée politique….décisions

Une autre couche de déceptions

Retour en classe après relâche

Déjà difficile, attente du congé de Pâques

Trump en ascension aux USA

Médias en ébullition, c’est ça!

Un bon repas en couple heureux

Arrosé d’un bon rouge joyeux

Réflexions profondes en fleurs

« Surfées » sur Zen modérateurs

Jeux de millionnaires sur glace

Et le Canadien gagne…pas de farce!

Paradis fiscaux en fraude

Autres millionnaires en maraude

De cette journée…quelques souvenirs

En images pour voir Nature refleurir.

Et dans les bras de Morphée

Mon masculin dort comme une fée!

ajb 8 mars 2016.

Les corneilles…..

Ce matin, comme d’habitude, promenade autour du parc avec Maggie….

Y’avait plein de soleil dans le bleu…sur le blanc…dans mes yeux…

Et dans le cri des corneilles, qui, déjà marquaient leur territoire.

Après la saison plus calme de l’hiver….

Comme des motards…les corneilles sortent en bandes

Vestons noirs sans « patches »…

Ce sont leurs cris qui les distinguent!

Pour les rassemblements….

Pour les attaques…

Pour leur défense.

Sur les plus hautes branches…

Sentinelles perchées

Scrutent leurs territoires

De toutes catégories…

Des champs jusqu’aux villes

Omnivores ils s’engraissent de tout…

des insectes jusqu’aux charognes

Sur nos routes..

Habituellement elles marquent le printemps

Après la tempête…dite « des corneilles »

Vous vous en souvenez …

C’était le 2 mars….cette année!

Bon printemps…et admirez len….te….ment!

le retour des autres chants d’oiseaux…

d’été….Et attendez!!!

Et entendez…comme c’est beau!

Le bonheur est dans la patience

ajb

Capture d’écran 2016-03-08 à 12.27.16

(capture d’écran)

IMG_3036IMG_3038IMG_3039IMG_3031IMG_3040IMG_3032Wow!!!

du soleil

plein le ciel

comme du miel

Après tempête

Comme une fête

Pour ville en casse-tête

Pour nature belle épithète

Festival de blanc

Rivière en océan

Promenades en ruban

Marcheurs souriants

Pour à la fin au café

Déguster fumante tassée

En ambiance animée

Pour printemps salué!

Semaine de relâche

Pour étudiant quelle tâche!

Retraités en débâcle

Quelle grâce!

C’est sûr….Yé!

Suzanne arrive du Mexique et elle a vu l’été.

Elle est chocolatée et bronzée

Couleur café

Ensoleillée

Pendant qu’ici c’était blanc

Neige en bancs

Rafales de vent

En raquettes par devant

Pluie de temps en temps

Hier au coucher doucereux

Soleil en feu

Présage heureux

Pour mars prétentieux

Le grand jeu

Campagne blanche

Comme un dimanche

Jusqu’aux hanches

Vert en carence

Hiver en permanence

Et plus haut dans le ciel

Moins de fiel

Prévisions de miel

Après période pénitentielle

Des champs blond soleil

Pâques en mars

Pas de farce

Sans grimace

Marmotte sort ta face

Éloigne la glace

Joyeux printemps!

En attendant

Souvent

Le moment

Enlevant!

Solitude et silence….

Dans la neige qui étend….

Une couche de silence blanc.

Je marche seul dans le silence..

Qui étend une solitude blanche.

Après avoir été saupoudré de blanc

Je reviens en silence lent

Dans ma demeure vêtue de blanc

Et remplie de silence latent

Et tout doucement

Calmement

J’entends

Des chants…..

Comme au monastère

Un peu austère

Des moines compères

Chantent leurs prières.

En grégorien

Louangent chrétiens

Et murmures anciens

Ajustent mes méridiens

Baume blanc

Dans cet espace-temps

Qui étire le temps

Où j’attends

Mon amour, mon soleil

En Mexique vermeil

Pense à moi sans sommeil

Dans un silence sans-pareil.

Moine…en blanc

En si…lent

Cieux!

bordaj 24-02-2016

Quand en bordure du jour tu craques une tache lumineuse

Lorsque dans la nuit ton œil froid sourit

Au moment où tu crées un clairière en sous bois

Après que tu attaches une grappe de rayons aux conifères

Quand tu dessines un étang « canard » avec l’ombre du photographe

Lorsque tu perces une fenêtre d’une grande endormie

Tu me fais croire qu’après le blanc viendra le vert

Que je t’aime!