Été…et pluie après ! C’est selon !

Les jours sont longs

Souvent incertains

Quelques fois douteux

Méchants ou bons

C’est selon !

J’observe ces jours longs

Où les nuages coquins

S’amusent à tous les jeux

Amers ou bons

C’est selon !

L’autre jour il faisait bon

C’était un matin

J’étais heureux

Comme bon larron

C’est selon !

Fin de pm je me dis c’est bon

Je pars un peu incertain

Parce qu’en haut Noir-Blanc-Bleu

Au loin douteux horizon

C’est selon !

Enfant, je défis le lion

Et cela me fait du bien

J’aime ce jeu

Qui sera champion?

C’est selon !

Je calcule du ciel les tractations

Lièvre et tortue jouent au plus malin

Menaces, grondements renforcent le jeu

J’augmente mon attention

C’est selon !

Quelques goutes…une ablution

Mais j’ai un abri pas loin

Et là en haut c’est le gros jeu

Pédale..ça sent pas bon

C’est selon !

Juste avant le goupillon

Abri « Poste Canada » mon soutien

Et l’averse j’esquive de peu

Champion ou pion?

C’est selon !

Retrait ou abandon…

Le joueur est malin

Je crois que je peux

Perdant ou champion

C’est selon !

À mi-chemin je vois ma maison

Mais tournant le coin

Me tombe dessus orage joyeux

Trempé je rentre…Grande bénédiction

C’est selon !

C’est l’été la belle saison

Ne faut craindre rien

Être toujours heureux

Comme à l’abandon

Bon été à tous.

AJB 5-7-16

Escapade 2 à Lac Édouard (Haute-Mauricie)

Entre deux zones de mauvais temps….une journée magnifique…TOTALE s’est présentée le vendredi 30 juin….Magique!

Bon temps pour s’évader vers le Nord…le petit nord en haut du pompon de La Tuque.

Route sinueuse le long de la majestueuse Saint-Maurice » La mer bleue du ciel colorait les eaux de la rivière. Les bordures dentelées de montagne vertes marquaient l’escalier qui nous grimpait vers La Tuque.

Au KM 150 virage sur la droite pour entreprendre les montagnes russes qui mènent au superbe Lac Édouard. Il faut avoir l’oeil sur la route…les côtes, les courbes et les deux à la fois, exigent une attention de chaque instant. Un petit lac sur la gauche. Un dos de dromadaire à l’avant. Surveillez des taches brunes avec des panaches….

Les petits enfants Jasmin et Flavie nous accompagnent pour l’aller. Leur retour se fera avec les parents qui nous rejoindrons demain.

Louis et Marie-France nous accueillent chaleureusement.

Et notre séjour au Paradis commence!

Menu prévisible :

Pour les enfants : Chasse aux têtards paresseux ou bien aux petits menés sprinteurs. Baignades, festival d’activités nautiques, etc.

Observations de la faune :

oiseaux, écureuils, suisses, lièvre…et on dit qu’un ours rôde dans les parages

et il y a les insectes agaçants, les papillons, comme des fleurs avec des ailes, les roserins, les gaies bleus, les corneilles, et les solistes timides qui font chanter la verdure.

La flore : la devanture du chalet côté lac : marguerites, hémérocalles, lys, etc. Sur l’orée du bois de grands lupins multicolores se balancent au gré de la brise matinale. Et là, cachées dans les longues herbes quelques « sabots de la vierge » gonflent leur ventre rose.

Sur l’eau : ballade en kayak, excursion de pêche, croisière en bateau-moteur, ou en ponton « pépère », ou sport extrême avec le petit voilier intrépide. Pour les ados …. des pneumatiques en traîneau qui sautillent sur les vagues derrière le bateau-moteur. Il y a même un voisin avec son hydravion qui va à la pêche sur des petits lacs cachés dans les forêts vierges voisines.

Quelques bons breuvages accompagnent les conversations sur le quai…. Et les commentaires, exploits, anecdotes grossissent selon l’escalade des conteurs….

Et que dire des collations, des crudités, des trempettes et dégustations qui retardent le succulent repas qui suivra….bien sûr arrosé de bons vins multiculturelles aux arômes gustatifs de pays exotiques variés.

Pour les plus sédentaires, il ne faut pas négliger les envahisseurs de 4 heures qui arrivent en bandes pour assaillir le moindre espace de peau qui s’étale. C’est le temps de gesticuler des deux mains, de bouger, de sauter, de …..dire souvent des gros mots! Oups! : ..stie, Ta, Câ, Ci, St Cr, Sa..

Certains se font aider par la brigade anti-insectes.

Et pour moi, qui terminera ma soirée en solitaire. Un petit feu de « cowboy » qui sournoisement au sol sème et cultive la lumière des étoiles qui viendra m’émerveiller et me faire rêver.

C’est le soir par temps clair….que l’homme ressent à la fois sa petitesse et sa grandeur. Minuscule devant l’infini de l’univers lorsque tu regardes et contemples cette multitudes d’étoiles…même le nuage de la Voie Lactée notre petite galaxie.

Et tu ne comprends pas pourquoi sur cette humble planète les hommes n’ont pas encore compris la manière de vivre en harmonie….comme cette immensité qui ne cesse de s’étirer dans un cosmos en expansion.

Omnibulé par toute cette magie, le rêveur somnolant se retire rejoindre sa douce qui tendrement dormira en paix à ses côtés. Dans ce petit oasis paradisiaque petits-enfants, enfants, adultes dorment déjà comme des bienheureux.

Merci la Vie.

André-Jean Bordeleau.

* Des journées comme celle-là j’apprécie beaucoup mon nom « Bord de l’eau » né sur le bord de la St-Maurice à Almaville-en-Bas….que j’ai longé depuis Shawinigan, jusqu’au delà de la Bostonnais pour me rendre en bord de lac Édouard …une mer intérieure d’eau douce source de la belle rivière Batiscan.

Période de transition humanitaire….

C’est ainsi que je vois tout ce qui se passe dans ce début de 21e siècle. Une crise identitaire à l’échelle de la planète. Mais contrairement à la démocratie….elle s’impose d’elle-même. Cet après-midi (29 juin 2016) une émission reportage à la radio m’amène à visionner sur la télé le discours en direct de Barak Obama à la suite de la rencontre des trois « amigos » nord-américains : Barak, Justin et Pena.

La Grande-Bretagne vient de dire non à l’union européenne à la suite d’un référendum serré. Une autre attentat terroriste fait 41 morts à l’aéroport de Turquie. Le flot de migrants créé toujours des problèmes dans bien des pays. Le Canada s’ouvre au multi culturalisme. La planète est tourmentée par la pollution que génère les gaz à effets de serre, et les problèmes de réchauffement planétaire sèment l’inquiétude partout. La mondialisation, la surconsommation, l’austérité nous rendent dépendant des décisions d’une minorité qui gère maladroitement le monde.

Dans son discours le Président des États-Unis a parlé souvent de la « dignité humaine », du respect que collectivement toutes les puissances devraient accorder à réduire l’écart entre les riches et les pauvres. Plusieurs fois des applaudissements venaient interrompre ses paroles en acquiescements aux gestes à poser pour parvenir à rendre à l’humain son droit de bien vivre son court passage en ce bas monde.

La désillusion politique provoque un désintéressement des gestes posés par nos dirigeants qui chaque jour nous montrent le chaos dans lequel nous sombrons. Google et Facebook avec leurs algorithmes sont entrain de nous enlever notre vie privée et canaliser à notre insu notre inconscient collectif. Les élections supposément démocratiques ne sont que des stratégies de manipulations pour gagner le pouvoir.

Le populisme s’installe à travers les médias sociaux. Des jeunes se radicalisent pour changer les choses. Des millionnaires jouent au dictateur.

En référence à l’article paru dans Opinions du Nouvelliste mardi 28 juin 2016, je suis d’accord avec M. Carl Déry qui dit que les « référendums » sont les meilleurs moyens de donner la paroles aux citoyens pour faire changer les choses. Il ne faut pas avoir peur d’utiliser ce moyen car cette procédure va au-delà des « partis politiques » et rejoint l’universalité des citoyens visés par cette démarche.

C’est certain qu’il faut s’ouvrir à trouver des solutions à ce qui se passe sur la planète. Il faut être bien informé, en parlé, en discuté et voté lors d’un appel aux référendums. Je retiens cependant deux extraits de textes lus la semaine dernière :

« Le Brexit causera en Europe une onde de choc. C’est l’avantage d’un tremblement de terre politique : les certitudes bétonnées se fissurent. Ceux qui profitent du statu quo, évidemment, s’apeurent et se crispent. Mais c’est la démocratie qui gagne lorsque le peuple change et se délivre d’une illusion : que rien de peut changer ». Mathieu Bock-Côté. Journal de Montréal 25 juin 2016

« On a longtemps voulu nous faire croire que la mondialisation et l’établissement de larges espaces de libre-échange entraîneraient un déclin du sentiment national. On voit qu’il n’en n’est rien. Ce n’est pas se fermer que de vouloir protéger ce que vous êtes et d’être plus à l’aise avec ceux qui partagent les mêmes valeurs que vous». Joseph Facal. Journal de Montréal 25 juin 2016.

L’Histoire nous montre toutes sortes de transitions à travers le temps. Espérons que nous soyons assez intelligents pour ne pas recommencer à zéro.

André-Jean Bordeleau, Shawinigan.

Éloge de la l e n t e u r .

Il fait l’été

Il fait beau

Il fait chaud

Il faut en profiter

Pourquoi pas y aller

l e n t e m e n t

Pour étirer

Ces beaux moments

En descendant la côte

Je freine,je ralentis

Presque assoupi

Une entre-côte

Dans la paresseuse vocalise

Du ouaouaron

Le chant du carouge s’enlise

Comme au soleil chaton

Un vent du sud tiède

Me force, me retient

Pour mon bien

Quel bon remède!

Le foin coupé s’étire au soleil

Son parfum se marie

Avec pétales de pivoines épanouies

Pour y couler son miel

Marguerites en valse lente

Traîne le roucoulement

D’un ruisseau qui glisse mollement

Dans la vallée douce-pente

Aux rayons chaleureux

D’un soleil flâneur

S’allongent en sillons harmonieux

Le maïs rieur

Comme gare en attente

Le bois sèche en chaleur latente

Pour allumer foyer tendre

Durant hiver de décembre

Pour finir la côte à Grondin

M’invite aux câlins

D’un vélo non-anodin

Qui sans aucun chagrin

Kilowatts en main

Me pousse l’arrière-train

En arrivant une bonne bière

En gosier frétille

Suave comme une prière

Mijote en camomille

Et en arrière cour

Petit feu jaseur

Étire la noirceur

De cette fin de jour

En longs détours

ajb 25-06-2016

Le banc….

« Ce soir j’attendais Madeleine

Mais j’ai jeté mes lilas

Je les ai jetés comme toutes les semaines

Madeleine ne viendra pas

Ce soir j’attendais Madeleine

C’est fichu pour le cinéma

Je reste avec mes « je t’aime »

Madeleine ne viendra pas »

Paroles de la chanson Madeleine de Jacques Brel

En voyant ce banc et le décor….

J’ai pensé à « Madeleine » de Brel

Qui ne viendra pas…

« Marguerite » qui entoure le banc

Qui avec ses amies sont là

Fleurs multiples qui encerclent

Banc solitaire et défraîchi

Devant maison vide abandonnée

Mais chargée de souvenirs

Ce sera mon cinéma …..

Après temps des lilas passé

Où chaque semaine

Toutes les semaines

Les souvenirs raniment les saisons

Les printemps et les oiseaux

Les semences, les récoltes

Les fleurs remplies d’été

Les couleurs nuances l’automne

Le vent, le froid, et la neige

Qui forment une autre spirale

Autour de notre cocon terrestre

Préparant le « papillon » d’un autre

Ailleurs inconnu….

Et je m’éloigne du banc

Me promenant rêvant

À travers les champs

Toujours captivants.

Ajb 23-06-2016

Ce matin d’été il fait beau

Tellement !

C’était presque trop

Assurément !

Après quelques journées d’été

Faut profiter de la matinée

Pour, dans mon décor naviguer

Et bien commencer la journée

Et dans la première pente je glisse

Longeant verdure et ruisseaux

Comme un enfant savoure réglisse

Je m’exclame avec des Oh!

Pour réduire chaleur accablante

Le ciel de blanc se voile

Et douce brise odorante

Pousse à travers champs ma voile

Rosiers sauvages délicatement

Coulent leurs parfums épicés

Papillons voltigent nonchalants

Comme fleurs en pétales déguisées

Les chenilles bouffent du vert

Pour se faire des ailes

Et, en papillons apparaître

Bien avant que vienne hiver

Bruissements de trembles par ici

Chuchotements de ruisseaux par là

En bordure marguerites qui rient

Et cris de chardonnerets en ébats

Chevaux aux oreilles pointues aux aguets

Ronronnement de tracteurs

Pique-mineurs en motet

Corneille en soliste répétiteur

Ce fut un aller-retour magique

Pour le refaire en bonheur

Relire en mode décodeur

De bas en haut…. c’est comique !

ajb 19 juin 2016

En marguerites ensoleillées

Le semeur faisait sourire ses fleurs

La source de pluies inondées

Ricanait tout en douceur

 

La maison verte y prêtait son flanc

Affalées les bûches se doraient

De jaune le champs se coloraient

Sous un ciel bleu éclatant

 

En torsades ou en lignes les sillons

Alignaient le vert

Jusqu’à l’horizon

Faisant oublier l’hiver

 

Partout cette belle lumière

Autour des clôtures

En sous bois solitaires

Magnifiques bordures

 

Dans la mer bleue plénitude

Un nuage en solitude

Dans les champs croissance en gratitude

Pour cycliste en zénitude

Tu vois comme tu m’as manqué

Pour l’été j’aimerais te garder

Et toujours mon bonheur chanter

Pour Mère Nature louanger

Voyage SHGS 10 juin 2016

De la Côte de Beaupré à Cap Tourmente

Merci à la Société d’histoire

Merci aux organisateurs Ghislain Harvey et Lucie Houle

Au départ nuages menaçant mais….

Notre périple fut « miraculeux »

Du soleil agrémenté de nuages d’été

Bien sûr nous allions visiter un lieu de miracles

Un site enchanteur

Une Basilique débordante de richesses

Des artistes et artisans inspirés

Églises, chapelles, sanctuaires,chemin de croix

Admiration et reconnaissance.

Cap Tourmente. La grande ferme. Des paysages majestueux

Route royale. Des magnifiques vieilles maisons

Architectures variées.

Chemins étroits.

Chauffeur courtois et habile

Auberge Baker…repas succulent

Retour vers l’ouest

Sous un ciel en arabesques

Une belle journée « historique »

Un groupe amical

Une ambiance conviviale

Quelques histoires joviales.

ajb

Évasion dominicale…..en Estrie.

Invitation chaleureuse

Pour fin de semaine heureuse

En ambiance mijoteuse

Pour activités hasardeuses

La veille bain de plaisirs

« Spa » et piscine pour rafraîchir

Bière et vin en apéro

Avant souper allegro

C’était un dimanche d’été

Sous ciel gris en totalité.

En mi-matinée

Escapade liberté

Sur monture techno

Route, trail et rodéo

Pour rejoindre repaire

Loin de déplaire

Ciboulette en fleurs

Canard en ballade

Troupeau en cantine

Héronnière discrète

Barrage de castors

Ouaouaron en vocalise

Nid haut juché

Ensuite entre amis

Découvrir les écrits

Lumière sur les ainé(e)s

Pour mieux les aimer

En texte avec Normand

Paulin en chantant

Brunch en accompagnement

Un plaisir charmant

En Maison Bleue pour accueillir

Le Parc Howard à s’offrir

Un étang à découvrir

Avant la pluie à venir

Vers Shawinigan sous la pluie

Pour lavage garanti

Jusqu’à demain à l’abri

Avant le soleil et l’oubli

ajb 05-06-2016

La tête dans les nuages.

Tendresse de fin de jour

Sur ta peau fraîcheur du soir

Baignade nasale dans le lilas

Concert de grenouilles printanières

Solo de carouge en poteau

Câlin sur gros toutou gentil

Glissade moelleuse en vallon charmeur

Soleil et nuages en arabesques

Nuances en palette céleste

S’étirer sur le soleil couchant

Goûter ces bienfaits en alléluias

Que du bonheur!