Au moment où à Boston, c’était la terreur. Une terreur qui s’installe elle aussi partout et fait peur à tous sur la planète. Moi, je réfléchissais sur l’autre côté de la médaille. La semence du bien, du partage, du bonheur à travers les gestes des bénévoles.

2013, la technologie rapetisse la planète. Satellites, avions, missiles, téléphones intelligents, ordinateurs, scanners, etc. Dans sa maison, dans sa main, sans fil, les ondes voyages et nous inondes d’informations, d’images, de canulars, de fictions et de tragédies. Le bien et le mal sont partout. Difficile de bien balancer tout cela parce que nous ne pouvons pas contrôler l’information qui nous rejoint via les médias qui cherchent toujours à nous représenter les mêmes images. Et, de Radio-Canada, TVA, Canal V, Télé Québec, CNN. etc. c’est à qui fera les premières  transmissions d’ information.  Au bout de la ligne le stress s’installe chez bien des gens. Notre boîte à images s’ouvre dans tous les recoins du monde.

Les réseaux sociaux font que l’on veut retrouver ses amis, établir des contacts en permanence, montrer tous les aspects de notre vie au monde entier. Avec Skype on échange en video partout dans le monde.

Les satellites nous suivent partout. GPS, (Global Positioning System). Garmin, dans l’auto, pour nous amener directement à la porte d’un itinéraire de chez vous à n’importe où dans le monde. En un clin d’oeil avec votre numéro de porte, une image vous montre votre rue et votre maison.

Pour vous détacher de tout cela. Il faut fermer les appareils envahisseurs. Sortir, rencontrer des gens de son milieu. Se regarder, analyser ses forces, ses talents. Faire des projets d’entraide. Et, dans peu de temps, on constate qu’il y a de la place pour se retrouver dans le concret, en inter -action avec des gens, dans la simplicité du quotidien qui se déroule dans ton entourage.

Au Québec, il existe un réseau de GPS dans plus 115 centres d’action bénévole. La FCABQ fait la promotion,  assure la reconnaissance, favorise les recherches, installe des mises à jour, organise des formations,  éveille à la sensibilisation, s’ouvre sur les jeunes, les adultes, les aînés, etc. Ils sont partout et visent à combler tous les espaces pour soutenir, aider, orienter les GPS de la province. Depuis 1978, des motivations de toutes sortes invitent les GPS à maintenir leurs actions et à poursuivre une démarche basée sur l’entregent, le partage, la solidarité et la marche vers le bien-être de vivre en société dans l’amour et la joie d’être simple et humain.

Et, vous avez deviné que notre réseau qui veut aller « Partout  pour tous », ce sont les GPS pour « Gentilles Personnes en Service. »

En cette année 2013, bonne semaine de l’action bénévole et merci à chacun de vous de contribuer à cette motivation d’être Partout pour Tous.

 

 

La vie en communauté est agréable lorsqu’on a des services à proximité. Dans mon enfance et encore aujourd’hui, j’apprécie grandement le fait d’avoir accès à différents services qui me facilitent la vie.

Épicerie, boucherie, bijouterie,caisses pop, restaurant, pharmacie, etc. sont une grande richesse de proximité. À l’occasion, sans que cela soit la rue principale, des lieux de services s’installent: une couturière, un salon de coiffure, un menuisier, un garagiste de fond de cour, cours de musique, session de yoga, cours d’anglais, etc. Dans le dernier numéro de L’Actualité, 15 avril 2013, dans une entrevue avec de Dr Robert Jackson p.18, je cite : « Il faut agir sur les milieux de vie. On peut repenser les villes, instaurer un zonage qui permet l’éclosion de commerces de quartier. Nous devrions construire les villes comme il y a 100 ans, avec des quartiers denses,conçus pour les gens. »

Dernièrement, dans mon quartier, des gens sont montés aux barricades contre  un service anti-douleurs qui désirait changer de place dans le même secteur…je veux parler ici de la clinique d’acupuncture de Mme Sylvie Doucet. Pour faire un jeu de mots, elle a été « piquée au vif ! ». Supposément, elle dérangerait encore plus si elle s’installait dans l’ancienne maison du petit chinois Kenneth Fong qui y est demeuré une bonne partie de sa vie… et jusqu’à 93 ans, sans vraiment faire de bruit ou déranger le voisinage. Peut-être Madame Doucet espérait-elle capter les vibrations de ce petit bonhomme d’origine asiatique dont émanait une énergie calme et tranquille ?  À voir ce qui se passe  sur son terrain depuis sa mort…il doit se retourner dans sa tombe ! Je garde un bon souvenir de ce petit homme discret et pas dérangeant.

Petits commerces et bon voisinage doivent faire cohabitation. Et, la ville dans tout ça ? C’est sûr, qu’il y a des espaces commerciaux et des quartiers résidentiels où l’on peut bénéficier des caractéristiques spécifiques rattachées à l’un ou à l’autre des intentions soient le service commercial ou le bien-être du secteur résidentiel. Revient à la ville de bien gérer tout cela.  Ici, dans mon secteur, la ville après un registre gagné par les plaignants, décide d’aller en référendum pour rendre la décision encore plus démocratique et, je dirais même conviviale à cause d’un partage 50-50 qui semble faire état de l’analyse. Mais, il est étrange que le territoire et les permis ne soient pas mieux contrôler et gérer par la ville.À cause de l’histoire, on pourrait dire: « Ici, c’est respect des droit acquis », pas plus. Il y a des secteurs commerciaux pour les nouveaux commerces. Point à la ligne. Mais, dans le cas litigieux,  en procédant au référendum la ville semble vouloir faire passer leur manque de gestion sur le dos des citoyens du quartier. Dans le cas présent, j’imagine que Mme Doucet  avait demandé des autorisations de déplacement de son service, car mentionne-t-elle,  une somme de  175,000. $ est déjà investi dans sa re-localisation.

Vue la situation, ma position serait de permettre à Mme Doucet  d’accéder à ses nouveaux aménagements sinon que la ville rembourse les dépenses occasionnées à Mme Doucet.  Je ne crois pas que le secteur soit envahi et que les dérangements rendent les gens stressés. Si, l’on continue à toujours faire monter le taux d’intolérance, il va falloir racheter les campagnes et s’installer avec la faune et la flore en essayant de ne pas trop les envahir elles aussi ! Présentement, pour bien des services, il faut faire de la salle d’attente et de triage, il faut se déplacer dans les grands centres d’achats, il faut aller à des kilomètres de chez soi.

J’aime mieux pratiquer la tolérance et m’accommoder joyeusement de petits commerces de voisinage que de devenir marabout, bourru, grincheux et geignard. 

J’invite donc tous les gens qui pourront signer le référendum de penser à tout cela avant de prendre leur décision. Et, je souhaite bonne chance à Mme Doucet.

Et, en fin de compte, du fait d’une mauvaise gestion, une somme de plus de 30,000. $ grugera encore le budget municipal. Gestion difficile à suivre. Je ne comprends pas qu’une consultation populaire de quelques centaines de personnes puissent coûter aussi cher !!!  

 

* Patrimoine St-Pierre, la Tablée populaire ou d’autres organismes auraient certainement appréciés recevoir ce montant.

 

 

La technologie, la culture du facile, la baguette magique, la quête de la popularité, le goût du pouvoir, l’ascension ou l’assomption… Tout nous invite à rêver de passer avec presque rien à TOUT ou presque !

Une piastre pour devenir millionnaire à la Lotto, un vaccin qui guérit immédiatement, un concours Star Académie qui te fait vedette en quelques mois, une voix qui te propulse en Pavarotti, un coup de pinceau qui te transforme en Picasso, etc.

J’aime mieux les dictons comme: Avec le temps tu vas y arriver, Ça va faire boule de neige, Aide toi et le ciel t’aidera, Goutte à goutte l’eau creuse la pierre, Petit à petit l’oiseau fait son nid, Rome ne s’est pas fait en un jour, À coeur vaillant rien d’impossible, etc.

Prenons des exemples d’efforts et de travail pour bien comprendre que le succès …habituellement, n’est pas magique. Fred Pellerin, le conteur…. Après avoir dit: « Il était une fois…. il a fallu qu’il s’assoie, se consulte, scrute son milieu, creuse dans les archives de l’histoire,  ausculte les anciens, etc. La transformation de la Wabasso en un  centre d’entrepreneuriat. Il en a couler de l’encre, réaliser des études, convoquer des rencontres, négocier des ententes, corriger des écueils, avant d’en faire l’inauguration. etc. Bâtir une CDC au Centre de la Mauricie n’est pas sortie du chapeau du magicien. France Cormier a joué toutes ses cartes pour convaincre tout le monde de se regrouper, de travailler ensemble, de partager, etc. Prendre des solistes, des chanteurs solitaires pour imaginer une chorale de 90 personnes et lancer « Le Choeur Chanteclair ». Liette Diamond a su rassurer les artistes discrets, leur inculquer volonté et persévérance, les fondre dans un ensemble vocal valorisant, les engager dans des pratiques et répétitions hebdomadaires, etc. Démarrer un projet d’Accorderie pour rendre accessible le partage de services, le troc des talents et habiletés. Jacynthe a pris le temps pour regrouper toutes ces énergies latentes, faire des téléphones, donner des conférences, préparer des présentations, agrandir les dimensions de partage, faire le jumelage de problèmes et de solutions, etc.

Et, il y aura plein d’autres projets comme ça…. une gare qui mène nulle part, nous amènera peut-être dans un espace merveilleux, une église riche d’un patrimoine certain trouvera peut-être une élévation digne de notre passé. Une nouvelle façon d’aider la communauté émergera certainement des efforts mis en commun.

Nous, du communautaire, nous savons qu’il faut respecter le temps, fournir des efforts, se consulter, se regrouper, se consolider avant de passer à la fête et célébrer.

Bonne lecture…. et frottez votre épaule un peu, pour la mettre à la roue ! Nous savons qu’il faut rêver…. mais dans l’action. Nous savons que c’est la solution à …. presque TOUT !

 

Dernièrement j’ai rencontré un ami, je dirais plutôt une connaissance. Il est médecin. Me parle d’un vieux monsieur qui est son patient.

J’ai connu ce vieux monsieur. Un monument. Un homme droit. Sévère. Il a fait carrière dans l’enseignement. Un philosophe. Devenu, à la retraite, un passionné d’histoire. En fait, je crois qu’il l’a toujours été.

Il avait une telle passion pour les livres. Je me souviens d’avoir visité son capharnaüm  Wow ! Pour échanger ses livres et sa connaissance, il a eu longtemps un espace au marché aux puces dans la ville. Et, il les connaissait ses livres.

Aujourd’hui, de le voir dans son petit appartement, se déplaçant avec difficulté, seul ou presque. J’ai eu un pincement.

Mais, il est encore allumé. Il lit, il réfléchit. Il écrit. Son sujet portait sur le philosophe français Jacques Maritain. Une analyse, une critique, je ne le sais trop. Dans la courte visite que je lui ai rendue. Je n’ai pas eu le temps d’approfondir.

Mais, il est là. Présent et toujours en état de vouloir partager et échanger sur des sujets profonds.

C’est un plaisir que de côtoyer  ces personnes qui ont eu un parcours intellectuel qui impressionne.

C’est la dernière. Selon les météorologues ! 

Dans ma véranda, fermée pour l’hiver, les petites fleurs animées au solaire….s’agitent mollement, car la grisaille de la neige, atténue les rayons qui les font danser par beau temps. Le vent agite les grandes branches sans feuilles. Quelques corneilles voient leurs vols perturbées par les rafales. Et comme de raisons, elles sont encore sourdes, car elles ne cessent de crier: En ! En! En !

Enfin, devant la fenêtre du « Diary Queen », nouvellement ouvert. Personne ne fait la queue pour un premier cornet.

Belle occasion pour un retraité… qui n’est pas parmi les « snow birrs » de rester bien au chaud dans sa chaumière pour profiter d’une bonne lecture avec un fond musical adapté. En face d’une fenêtre qui donne sur la cour où la nature s’amuse encore à ajouter une autre garniture blanche à cet hiver qui n’en finit plus.

 

Tout ça, au lieu de chialer et de piailler comme des vieux malcommodes !

J’ai tout de même une bonne pensée pour ceux, qui sur le marché du travail, doivent faire face à ce recul de Dame Nature.

Ma réflexion d’hier. Alors que je me trouvais à la station d’essence à 1,38 le litre et que pendant que la gachette coulait de l’or noir raffiné, je regardais autour. Sur le coin de la rue, une grande remorque est remplie de boeufs qui j’imagine s’en vont bêtement à l’abattoir. Entassés sur deux planchers, ils reniflent l’air du coin avec leur museaux cachés derrière le grillage de leur cage.

Sensiblerie. Je pense à la santé. Des protéines. De la viande rouge. Mais pas trop. Je me contente présentement d’un bon steak, une fois par semaine. C’est ma fille qui, elle, ne mange pas de viande, qui graduellement m’oriente vers une diminution de cette consommation.

Je pense également à la surconsommation de partout et de tout. Dans mes pensées, je rejoins les lectures de Jean Giono….Les grandes richesses. Dans ce roman du terroir français les familles tuaient à l’occasion et au besoin une bête pour la consommation. Le rituel était sacré et le respect de cette démarche favorisait une communication avec tous les éléments de la vie. Tandis qu’aujourd’hui, c’est industriel, mécanique et sans âme.

7 milliards d’êtres humains… ça besoin de viande !

 

Du bleu du ciel
Le  jaune soleil
en éveil.
Charge le blanc
dans les flancs
en riant.
Dans l’oeil de mon ami
J’ai vu aujourd’hui
du golf fleuri.
Allez printemps
Cherche le beau temps
Que l’on attend !

J’aime écrire à l’occasion. Pour rêver. Pour partager. Pour faire réfléchir. Pour changer des choses.

Ce sera une invitation pour prendre une pause et changer des choses dans votre vie.

alabordaj