Une fois par année ou encore moins…je prends un numéro. Ça se passe à l’hôpital régional dans mon coin en Mauricie.

Le service le plus en demande se déroule particulièrement le matin entre 7 heures et 8 heures. Après le stationnement, la marche vers l’entrée, les portes coulissantes, tu te retrouves devant une distributrice à ticket, qui, lorsqu’elle est seule, non accompagnée d’une bénévole se fait très discrète au point que certains arrivants se cherchent un siège en passant devant avant de se demander :  « Comment ça marche ici ?…. ».

Généralement, les gens ne sont pas parlant. On vient de se réveiller. On n’a pas encore parlé à personne, on est inquiet, on aime pas se soumettre à des tests, etc. Après avoir vu quelques personnes se lever pour aller aux postes de triage tu veux savoir comment ton tour va arriver.

« Mais, vous n’avez pas de numéro…. »

« Allez vous chercher un ticket à l’entrée de la salle d’attente »

« Ah ben, tabarnacle !»

Pour lui, la journée commence mal!

 

Ce matin là, moi je fus chanceux. La bénévole était là et elle m’indique gentiment de presser sur le A pour voir mon numéro, ce sera le A 59. Juste derrière moi, j’entends une voix lancer : « J’en veux quatre », et la bénévole de se demander si elle est en train de vendre des cartes de Bingo ! L’autre de répondre : « Nous sommes quatre et je prends les tickets pour chacun ». Et, ces quatre fêtards s’installent pas loin de moi pour continuer leurs conversations méli-mélo sur n’importe quoi. Trois femmes et un homme avec une tuque branlante sur une boule pas trop allumée.

 

Sur l’écran j’ai vu A 36. Ça risque d’être long…mais j’aime ça à l’occasion, observer et me laisser aller à l’ambiance de foire qui anime ces zones publiques achalandées. Des enfants avec des parents, des jeunes hommes et jeunes femmes, des adultes et beaucoup de personnes âgées qui viennent pour un contrôle santé. On y lit l’impatience, la patience, l’inquiétude, l’intolérance, etc. Et, à chaque instant presqu’au rythme d’une horloge, une place se libère et une petite sonnerie fait lever les yeux de tout le monde pour regarder le tableau de triage qui divise les services sur une échelle des lettres de A à F selon les types d’examens médicaux. On regarde la lettre et on jette un coup d’oeil sur l’élu qui se dirige vers l’avant avec sa feuille, ses cartes et souvent son petit pot d’urine. « Oups, Monsieur, vous avez oublié quelque chose sur votre siège. »

 

Il doit bien y avoir une cinquantaine de personnes ramassées dans cette petite salle….quelques uns restent même debout à l’entrée pour attendre leur tour… ceux qui sont des cas urgents, des bébés, des vieillards ou je ne sais quoi.

L’équipe joviale du bingo diffuse leurs dialogues pour tout le monde. Ici, dans ce local, il n’y a pas d’appareil télé. C’est une télé réalité en direct, juste un poste sans contrôle à distance. À l’occasion ça fait sourire, ça détend. Puis, on regarde la clientèle : la jeune fille au téléphone cellulaire qui texte au lieu de parler…elle est discrète ….elle! Une femme a amené son tricot. Puis la vieille dame qui, inquiète, questionne sans arrêt son accompagnatrice, qui généreusement, patiemment la sécurise et la rassure. Y’en a quelques uns qui ont vraiment l’air malade, fatiguée, usée, presque rendus au bout du rouleau.

 

Et dans l’espace d’une heure tout ce beau monde se retrouve dispersé dans l’hôpital pour leurs différents examens. Plusieurs dont moi, se retrouveront un peu plus loin, dans un corridor, pour les prises de sang avec encore un numéro qui s’avère être le même qu’au poste de triage. Sur l’écran, je lis A 47. Dans la salle des aiguilles, il y a quatre ou cinq infirmières qui piquent ce matin… Le sang coule à flot dans les petites seringues. Ma piqueuse est jeune et gentille. Elle ne me pique qu’une fois ayant vite trouvé la veine dans le creux de mon coude droit. C’est fini. Bonne journée.

Il ne reste qu’à espérer que cette collecte d’infos biologiques ne contienne pas de mauvaises nouvelles.

 

Une heure et demi plus tard je me retrouve à la maison pour me préparer un bon déjeuner…

Imaginez, j’étais à jeun depuis 20 heures hier soir. 

 

Shawinigan a cessé de fumer !Image

Anciennement, avant les verts, la prospérité passait par le côté populaire inventé par la grosses compagnies qui s’en servaient à toutes les sauces dans leurs images de publicité.

L’homme riche était gros, et fumait le cigare, les filles étaient attrayantes et elles fumaient la cigarette. C’était le début de l’ère de la consommation. Les industries polluantes s’installaient dans les villes, les cheminées crachaient leur fumée dans l’environnement. C’était signe de prospérité et de richesse.

Les salaires étaient alléchant et permettaient l’achat de différents produits pour les familles.

Une grande période industrielle a permis à Shawinigan d’avoir une place enviable au Québec et même au Canada. Mais usure et nouvelle technologie allaient lentement démanteler cette structure de prospérité.

Et, présentement, Shawinigan touche le fond de cette grande période.

 

Après la nostalgie en papier de la Belgo il y a six ans, une autre des mères nourricières de notre ville rend son dernier souffle ces jours-ci. Ce matin le long de ma promenade quotidienne (ou presque), en cette belle journée de fin de novembre où le soleil se force pour réchauffer l’air froid nordique qui s’amuse à jouer sous zéros particulièrement durant la nuit, je m’arrête encore, comme toujours, sur le Belvédère Lambert qui domine le serpentin de la Majestueuse Rivière St Maurice avec en arrière plan le coeur de Shawinigan, avec au nord les grandes cheminées des salles de cuves du Plan 2 de l’usine d’aluminium Rio Tinto anciennement Alcan.

Les langues de fumée blanche se couchent lentement vers l’est indiquant par le fait même que le vent est faible et qu’il vient de l’ouest marquant ainsi l’annonce que la météo des prochaines 24 heures sera favorable. Cela pour dire que plusieurs personnes vont perdre un repère pour la météo locale.

Mais, ce matin, j’ai plus en tête tout l’aspect historique qui se cache derrière ces dernières bouffées des grandes industries qui ont contribué à l’essor de la naissance d’une des grandes villes industrielles de l’Amérique du nord. Le premier lingot d’Aluminium fut coulé ici en début du siècle précédent. Des milliers de personnes ont gagné leur vie et celle de leur famille grâce à cette manufacture. Du coeur de l’espace de la Pointe à Bernard avec ses blocs à appartements,  la ville s’est agrandie de secteurs urbains à des banlieues aux maisons uni familiales. Des paroisses, des églises, des écoles, des commerces ont prospéré avec les salaires que ces grandes industries offraient aux employés.

Aujourd’hui ce sont quelques centaines d’employés qui seront touchés par la fermeture de ces dernières cuves.

Que d’images, de scènes de vie, d’anecdotes, de misères… vont habité la mémoire de toutes les personnes qui de près ou de loin vont se remémorer en souvenir les interactions que cette usine aura eu dans leur quotidien.

L’avenir est maintenant ailleurs et les villes doivent se tourner vers de petites p.m.e qui tenteront de combler le besoin de consommation des citoyens modernes tournés vers les technologies centrées sur les communications et le tourisme.

 

Voici le résumé que Mario Lachance, historien fait de l’Aluminium à Shawinigan dans Le Nouvelliste du 30 novembre 2013 en page 3.

 

22 octobre 1901:mise en opération de 32 cuves Hall para la Pittsburg Reduction Company à Shawinigan.

2 décembre 1901: un chargement de 30 tonnes par pour le Japon.

1919: 720 employés travaillent à la production de 403 cuves.

1941: Construction et mise en opération de l’usine du Boulevard Saint-Sacrement (Plan II)

1945: arrêt de la production de lingots sur le site initial.

1985 : arrêt de la production de câbles sur le site initial.

2007: achat d’ Alcan par Rio Tinto ( La Pittsburg Reduction était devenue Alcoa et Alcan )

2013: fin de la production d’aluminium à Shawinigan.

Hier 25 novembre 2013, c’était jour de cinéma au Beaux Lundis, Place Biermans à Shawinigan. En effet, c’était un « beau lundi » car les organisateurs, c’est à dire les membres du c.a. avaient invité le cinéaste Denis Côté pour venir rencontrer les cinéphiles et présenter son dernier film: Vic et Flo ont vu un ours.

La représentation en matinée était à 15 h. Il a parlé de son parcours, de sa façon de travailler et de sa production. C’est son 7e film. Malheureusement, je ne le connaissais pas. Pour moi, le cinéma est une détente et à la fois une surprise qui peut être agréable ou désagréable. Je le sais à la fin du film.

Dans ce cas ci, je me disais à la fin, qu’une chance que le réalisateur était venu pour présenter son dernier bébé et aussi, nous permettre une meilleure connaissance de sa personnalité.

Un cinéma brut…. image, décor, maquillage… tout est dans la simplicité froide et quelque peu troublante. Si, lui est un grand parleur….ses personnages se limitent à l’essentiel. Je dirais même qu’ils nous laissent avec des poches, des trous, que nous devons remplir. Le cinéaste joue sur la réalité et une autre dimension fantaisiste mais qui nous garde en haleine dans le dénouement qui dans ce cas est brutal mais avec un baume quelque peu apaisant.

Pierrette Robitaille n’y joue pas la comédie ici et, comme le disais le cinéaste, elle a su relever un beau défi.

Je vous invite à vous renseigner sur ce jeune cinéaste québécois qui vient d’avoir 40 ans et qui est prometteur.

Aller sur Google et visionner ce lien. Une petite vidéo qui résume bien son cheminement:

http://www.youtube.com/watch?v=adrSPGR4oEs

En prenant ma marche ce matin du 25 novembre 2013 il ne faisait pas chaud. La nuit dernière le thermomètre est certainement descendu autour de -15 C

Sur le belvédère qui domine mon village d’enfance, Almaville-en-Bas, (c’est maintenant une partie du secteur de Shawinigan Sud dans la grande ville fusionnée de Shawinigan en 2002), la glace de la rivière était prise.. une belle patinoire qui va du barrage jusqu’à la pointe de l’île Melville où le courant empêche la glace de se former. Un miroir comme je le disais, et à l’époque où les nombreux enfants prenaient des risques plus fréquemment, nous attendions ces journées froides qui faisaient geler l’eau de la rivière….sans qu’il y ait une couverture de neige qui nous empêchait de patiner.

En rentrant à l’école lors de ces premières grandes gelées… la rumeur circulait que les « jumeaux Masson » allaient explorer la glace à la sortie de la classe sur la période du midi. Tous les élèves le savaient sauf bien sûr les Frères, nos professeurs. Et, à la cloche marquant la fin de l’avant-midi, tout le monde accourait sur le bord de la rivière pour voir Zoël ou Noël se coucher sur la glace et ramper vers le large en sondant l’épaisseur de la glace. C »était l’un ou l’autre…. ils étaient tellement semblable que nous ne savions pas lequel était lequel. De petits craquements, de longs craquements qui courraient sur la surface nous amenaient des inquiétudes énervantes. Le « jumeau » intrépide s’arrêtait un moment puis continuait encore plus loin. Avec un petit cailloux il perforait la glace pour en mesurer au doigt l’épaisseur qui le rassurait.

Et là, lorsqu’il était sûr de lui…il se levait debout pour vraiment marquer sa victoire et sa témérité. Et lentement, il revenait sous les cris de satisfaction de tous les jeunes peureux que nous étions.

Et si la température demeurait sous zéro c’était l’occasion dans les jours à venir de sortir nos hockey et de patiner sans crainte sur cette patinoire presque infinie.

* Je me souviens d’une excursion qui s’était organisée pour patiner sur la rivière jusque loin en aval, vers les Rapides des Hêtres. Je n’avais pas de patins…j’avais donc mis les patins de mon grand frère Marcel….avec mes bottines dedans…. pour participer à cette aventure. Épuisé et crampé, les amis avaient été obligés de me ramener au village en me trainant avec une gaule.

La dernière fois que j’ai patiné sur la rivière c’était, je crois, en 2000 lorsqu’un festival de cerfs- volants avait été organisé par les gens d’affaires de Shawinigan Sud. Aussi, je me souviens  que des courses d’autos et de motos-neige ont été organisées durant quelques années durant cette période.

 

Plaisirs sous la pluie.

C’est l’automne mais il fait doux…même que les gens de la météo annoncent autour de 15 degrés C pour vendredi 1 novembre 2013. Wow !

Le jeudi soir, dans la descente du thermomètre, nous sommes allés ( Suzanne, moi, Maryse et Yvon ) déguster un bon burger chez Albert et Walter à St-Marc (rue Trudel à Shawinigan. Femmes sous parapluie et hommes sous la pluie…c’est dire qu’il suintait au lieu de pleuvoir….ce n’était même pas une bénédiction en goupillon ! Dieu est bon.

En soirée, comme d’habitude, je suis allé faire le tour du parc avec Maggie. Maggie sous la pluie, moi sous le parapluie. Pluie tranquille sans bousculade. Maggie aime l’eau, donc elle était heureuse de sentir la pluie pénétrer lentement sa toison blanche. De temps à autres elle se secouait du nez à la queue….comme un B.B.Q. ( En fait l’expression vient du fait que anciennement on faisait cuire les chèvres de la barbe à la queue…. Pauvres bêtes…mais quel délice pour les convives !

Durant la nuit… vers les 4 heures…le vent se jette contre les fenêtres, fait siffler la clôture du voisin et me  réveille pour m’annoncer que les gens de la météo étaient fiables.

Comme d’habitude, vers 7 heures le matin….doucement Maggie entre dans la chambre et vient s’étirer au pied du lit de mon côté….sans insister elle explore, écoute et attend. Elle est bien gentille, n’est-ce pas ! Et, là, c’est le rituel quotidien pour préparer la sortie matinale autour du parc. Le parapluie en bouclier, Maggie en laisse, le petit sac de collecte fécale, les arrêts fréquents pour que Maggie retrace les cartes d’affaires de la gent canine qui a passé sur son territoire. Reniflements des senteurs, évaluation des parfums, confirmation d’un déversement écologique et un petit dépôt pour confirmer l’accréditation. Et, moi, je gère mon bouclier avec difficultés car des attaques d’Éol viennent de partout. Je suis fier de moi, je maîtrise bien la situation. Sous le gros arbre en face du 2835 Maggie a flairé le meilleur endroit pour un dépôt plus substantiel. Je surveille avec attention car à cette période de l’année…il fait encore noir le matin.  À l’occasion, c’est la chaleur du dépôt qui m’assure de la validité de la collecte de Mlle Maggie !

Et, à la suite, de ce dépôt, Maggie a un regain d’énergie….je dois la contenir avec la laisse. J’en profite un peu, car c’est elle qui me traîne à la maison.

En rentrant, une bonne serviette me permet de l’éponger un peu. Elle en rajoute en se tordant et se roulant dans cette sécheuse athlétique. Après, c’est la course dans la maison pour la ventilation et le séchage aérien. Et, lentement, Maggie se calme et redevient douce comme de la soie.

Mais, ce matin, mon plaisir fut de me rendre à environ deux kilomètres de la maison pour récupérer ma voiture en traitement saisonnier. Et, là, dans la tempête de vent et de pluie, ce fut le combat et les jeux d’adresse pour garder mon parapluie, éviter les obstacles : haies de cèdres, poteaux, flaques d’eau, automobiles, etc. Quel plaisir !

À deux mains, je luttais pour garder la maîtrise de mon bouclier protecteur. Avoir été négligent pour une seconde…et aussi, avoir été plus léger ! J’aurais été emporté par le vent et me serait balader comme « Marry Poppins. »

Un beau matin… c’est selon, comme vous semblez le penser.

 

 

         Comme une semence dans des terres éloignées et inconnues. De l’autre côté de l’Atlantique. Graine européenne française. 150 ans à prendre racine dans les saisons à défricher le vent, le froid, la terre pour s’installer avec ou sans aide de la Mère Patrie. Et, arrive 100 autres années à se faire déraciner par les nouveaux conquérants. À se battre pour son territoire, sa langue, sa religion, sa justice, son identité. Aller jusqu’à la révolte et se faire rabaisser par un rapport « Durham » et, se faire unir dans un faux mariage, avec l’Union du Haut et du Bas Canada. Et, arrive la grande subversion ou comment isoler le poisson « d’un océan à l’autre » avec la Confédération de 1867. Et, aux stratèges britanniques de trouver toutes les façons d’infiltrer cette force qui ne veut pas mourir mais, et qui lentement se fera leurrer par un des leurs qui devient Premier ministre avec plein de petits supporteurs prêts à renier l’histoire pour quelques honneurs de façades.

           Mais l’émergence d’une âme étouffée et toujours vivante se trace une voie et une voix avec des leaders qui regroupent les forces autour des partis indépendantistes, qui, à Québec et Ottawa, crient notre différence et notre volonté à vouloir se gouverner. Cette fois, une Révolution « tranquille » avec des politiciens avec des visions précaires et limitées allait contribuer à nous libérer de ce qu’on appelait « la grande noirceur ». Cette libération a mis fin aux belles grandes familles québécoises qui garantissaient l’avenir du peuple avec les nombreux enfants. Les investisseurs étrangers de continuer à exploiter nos forêts, nos industries et nous mêmes pour apporter supposément la prospérité par les salaires, la consommation et l’endettement. Deux mirages envahisseurs.

 Par deux fois (1982 et 1995), nous parvenions presque à regrouper toutes nos forces vives et passives.

Encore ici, le goût du pouvoir, donne l’ambition à plusieurs de former des partis qui divisent les options avec des nuances qui éloignent l’unité nécessaire.

Et, un nouveau poison, le multiculturalisme se répand sur nous à partir d’Ottawa pour encore une fois trouver une façon de nous assimiler, de nous enlever notre âme. Plus d’enfants pour assurer la relève, l’immigration contrôlée par Ottawa. Portes ouvertes sur le monde ave la croissance multiculturelle qui, avec nos accommodements, allait contribuer à l’application de la technique stratégique du « diviser pour mieux régner ». Et, les penseurs philosophes…, les chroniqueurs de tout acabit, et les propos des belles-mères qui sèment toujours le doute pour maintenir et alimenter notre incapacité à prendre une décision comme peuple.

2013. Le dépôt d’une charte pour assurer notre identité diminuée est présenté par le Parti Québécois. Une bonne fois, ou une bonne foi, allons nous cesser de mourir à nous mêmes pour  enfin «  DEVENIR. » et assurer notre identité et notre continuité.

Sinon, ce sera le modèle de la lointaine Louisiane qui sera la suite et la fin de cette histoire d’un peuple « français » en Amérique du nord.

* Il y un couplet dans le Minuit chrétien qui chante : « Peuple à genoux » …. Comme nous l’avons été souvent.

Mais il y en a un autre qui, lui, nous incite à se lever : « Peuple DEBOUT » … Malheureusement, il n’y a plus grand monde à la Messe de Minuit !

Il est minuit moins cinq !

 

3 octobre 2013.

 

 

À la suite des événements dévastateurs de Lac Mégantic une réflexion me vient en voyant et entendant souvent l’expression : « Plus Jamais ! »

La première fois que j’ai vraiment ressenti cette pesanteur devant une catastrophe fut lors d’un voyage au camp de concentration de Dachau, en Allemagne, devant les fours crématoires où des milliers de personnes avaient été brûlés.  Et en réfléchissant, en lisant, en consultant les archives humanitaires vous constaterez que régulièrement, un peu partout sur la  planète, la Nature et surtout l’Homme récidivent. Dans notre culture judéo-chrétienne, le premier cataclysme fut le Déluge, ce grand nettoyage qu’à travers la Nature, Dieu a voulu relancer l’humanité.

Rien n’est parfait et le paradis n’est pas sur Terre. Pour différentes raisons, la nature s’emballe avec les tremblements de terre, les inondations, les tornades etc. Elle détruit aveuglément tout ce qui se trouve sur son passage. Et l’homme, supposément intelligent, ne fait pas meilleure figure. Le pouvoir, l’argent, l’orgueil provoquent guerres et manipulations de toutes sortes pour qu’entre nous, ce ne soit jamais parfait et où, les plus fort, les plus riche, les plus puissant s’organisent pour écraser les plus petits.

Avant la venue de la communication planétaire : radio, télévision, réseaux sociaux, tout se passait  localement, sur place, dans un espace restreint où les gens, avec les moyens du bord relançaient la reconstruction de ce qui venait d’être détruit avec les grandes forces qui nous habitent et que nos ancêtres appelaient : Foi, Espérance et Charité. 

Et, aujourd’hui, des siècles plus tard, dans cette tourmente sans fin, avec les gouvernement municipaux, provinciaux, nationaux, mondiaux,  avec les chaines d’information, avec les implications de réseaux sociaux, se développent encore ces forces qui vont au delà de la raison pour rejoindre le cœur et les sentiments. Cette force de reconstruction que le Créateur a mis en nous pour retrouver toujours cette Foi dans nos moyens, cette Générosité de nos cœurs et cette Espérance d’une amélioration future de l’humanité.

Si le « Jamais plus » ne tient pas, parce que l’Homme n’a pas de mémoire, nous nous rendons compte qu’à chaque mauvais coup de la Nature ou de l’Homme, les peuples, les civilisations les gens se relèvent avec des forces au delà de leur simple capacité. Que ce soit une guerre, une calamité ou un déchainement de la Nature, ou bien une erreur humaine catastrophique, la force de relance se trouvera Toujours dans la Foi, dans l’Espérance et dans la Solidarité (Charité).

Bravo à chacun pour cette Foi, cette Espérance et cette Solidarité.

« Lac Mégantic, un jour, Lac Mégantic toujours. »

 

Indécence ou in-d’essence !

Au moment où l’on regarde passivement la procession de la cour de «Vaillant» avec les quarante voleurs qui souvent répètent leurs litanies d’amnésiques : j’m’en souviens pas; j’suis pas certain; peut-être; j’savais pas; etc.  Et nous, devant la télévision nous ne pouvons que dire «Ora pro nobis» !

Et dans ce scénario de télé série judiciaire de voyeurs…il y a des Fêtes au calendrier : Noël, Pâques, les Patriotes, etc. Et,  juste avant ces fêtes, nous avons le cirque de l’essence avec des acrobaties des prix en chute libre mais surtout en haute voltige. Comme des marionnettes nous accourons aux pompes pour profiter du bas prix avant l’escalade. Pendant ce temps, les profiteurs s’en mettent plein les poches.

L’essence devrait être un bien essentiel, comme les produits des quatre groupes alimentaires. Le Gouvernement devrait exercer un contrôle sur les prix à la consommation. Franchement, nous sommes gouvernés par qui ? La politique…un mal nécessaire pour une société passive.

Quand allons-nous prendre les moyens de nous tenir debout et cesser de se faire entourlouper.

Vive les Patriotes !

 

Il y avait un temps où nous avions du hockey, du vrai hockey…. Manier la rondelle avec finesse pour déjouer les adversaires, et en équipe tenter de marquer des buts. Les équipements étaient simples, les joueurs jouaient sans casques et visières. Les gardiens de buts étaient de vrais cerbères vigilants et attentifs à guetter la rondelle sournoise qui pouvait venir de partout.

Rarement se produisait des coups vicieux. Dans le temps des six équipes, nous connaissions les joueurs et souvent il y en avait qui venaient de notre milieu…Jacques Plante, André Pronovost, Marcel Pronovost, les frères Wilson, etc. La Coupe Stanley était une fière conquête.

Mais lentement avec l’élargissement des équipes, nous avons vu le déclin de la qualité du hockey qui devenait plus rapide, plus robustes, plus protégé, avec des équipements qui nous rapprochaient des gladiateurs. Chaque ville veut avoir ses gladiateurs et une arène pour les voir s’affronter. Les deux grandes vedettes qui ont marqué la fin de la belle période furent pour moi, Mario Lemieux et Wayne Gretzsky.

Des investisseurs, des gladiateurs et des arènes, voilà ce qu’est devenu ce sport que je considère maintenant comme un sport extrême. Les meilleurs joueurs deviennent des cibles à détruire. Presque plus de parties se terminent sans une commotion cérébrale ou des blessures importantes.

Hier, (dimanche 5 mai 2013) avec la partie Canadiens-Sénateurs j’ai été très déçu de la tournure de cette partie. Coups vicieux, batailles, une foule qui attend et applaudit la violence. Des joueurs qui s’encouragent et se félicitent de leurs combats. Des commentateurs qui en remettent, des caméras qui en rafales, reproduisent les batailles et les mauvais coups, des photos, citations, articles qui attisent la haine et les côtés malsains d’un sport qui dégringole de plus en plus vers la barbarie. 230 minutes de pénalités !

«Ils ont perdu l’instinct du tueur», « Je suis prêt à perdre toutes mes dents pour gagner», etc.

Je pense de plus en plus me trouver un autre passe-temps plus agréables et plus civilisé.

 

 

Au cas où?

   Nous prenons des assurances mais nous espérons de pas nous en servir…pour la maison, l’auto, le chalet, la santé, le chien, les voyages, les appareils électriques, les gadgets électroniques, et bientôt pour le stockage dans «CLOUD»!

 

Par contre nous voulons économisez sur tout…pour sauver quelques dollars, nous préférons les grandes surfaces, les centres d’achats, les Walmart, les Mc Donald, les…. nommez les!

Nous gaspillons des litres d’essences pour aller dans les villes voisines en polluant, en usant les pneus, les routes… en augmentant les risques d’accidents, etc. Ce que nous ne donnons pas à nos commerçants locaux, nous les donnons au cartel du pétrole et aux compagnies d’assurances.

 

Pendant ce temps, nous avons vidé notre environnement immédiat de plusieurs commerces. Ils ne restent quelques dépanneurs qui survivent grâce à une station d’essence et des prix élevés que nous acceptons de débourser par nécessité.

 

Et, dans mon secteur, un petit commerce, service santé d’acupuncture veut seulement changer de rue pour se moderniser….et quelques personnes au nom de la quiétude lèvent des boucliers pour aller jusqu’à demander un référendum sur le dossier. Et,comme beaucoup de résidents, je ne vois pas comment ce changement pourrait déranger le secteur à ce point de dépenser 30,000.$

J’espère, qu’au nom de la démocratie toutes les personnes ayant droit de vote se présenteront pour faire triompher le bons sens et accepter que ce petit commerce obtienne ses droits et puissent également contribuer à permettre à d’autres d’offrir des services de proximité qui sont bienfaisants pour la population  : garderies, coiffure, cours de yoga ou de langues, résidences pour personnes âgées,etc.

 

Y’a des gens qui prennent leur voiture pour aller à deux coins de rue. Y’en a d’autres qui préfèrent marcher et rencontrer des gens pour s’accomoder de leurs besoins quotidiens.

 

À trop vouloir vivre sans interaction, on s’isole un peu trop …et pour les ermites, il existe encore beaucoup d’endroits éloignés au fond des bois ou bien dans les montagnes.

 

J’aime mieux la proximité et le bon voisinage.

 

André-Jean Bordeleau, Shawinigan sud, à la limite de ce beau petit secteur.